Il ne faut point... Parce que nous avons trouvé contre un raisonnement un peu faible de l’auteur un raisonnement assez fort, croire toujours avoir raison contre lui.
Image : Il ne faut point... Parce que...

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- S’il s’agissait d’un roman, le plus brillant écrivain lui-même pourrait-il réussir à faire croire à ses lecteurs qu’aussi peu de temps avait suffi à soumettre l’orgueil et à surmonter les préjugés ?
- On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort !
- Le principe des éditeurs, c’est de n’aimer que ce qu’ils éditent et de faire croire le contraire : qu’ils n’éditent que ce qu’ils aiment. Allons, ils ne sont pas assez sûrs de leur jugement pour ça.
- Nos convictions semblent à l’opposé, probablement l’un est-il moins à gauche qu’il ne le fait croire et l’autre moins à droite qu’il ne le laisse paraître.
- Celui qui a raison et sait se montrer affirmatif, sans ostentation pédantesque, est redoutable.
- Il ne faut pas chercher, il ne faut pas essayer de comprendre les raisons d’un dénonciateur. La délation est un vice. Le vice ignore la logique.
- En un certain sens, nous ne devons pas pouvoir nous tromper en logique. C’est ce qui est déjà partiellement exprimé dans la phrase : la logique doit prendre soit d’elle-même. C’est là une connaissance exceptionnellement importante et profonde.
- Nous n’avons pas le courage de dire en général que nous n’avons point de défauts, et que nos ennemis n’ont point de bonnes qualités; mais en détail nous ne sommes pas trop éloignés de le croire.
- Peut-être parce que résoudre un problème, c’est ne pas le surestimer, lui faire croire qu’on peut se permettre de le prendre à la légère ?
- L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Les seuls démagogues ont intérêt à essayer de nous faire croire le contraire.
- Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.
- Je ne crois pas que, dans toute l’histoire de la littérature, on puisse trouver un autre écrivain qui ait placé ainsi sa confiance dans la force de ce qui est dit plutôt que dans la façon de le dire.
- On ne peut faire qu’un tort à l’homme. Considérable. C’est de le croire sur parole. De ne jamais mettre en doute ce qu’il dit.
- Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
- La profondeur vient de l’intelligence du lecteur et non de la pensée exprimée. Un livre est moins un effet qu’une cause.