Biographie courte et informations sur Sébastien-Roch Nicolas De Chamfort
Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort est né à Clermont-Ferrand le 6 avril 1740. Il était un poète et moraliste français célèbre pour ses Maximes et pensées. Chamfort a vécu à Paris où il a travaillé comme écrivain, journaliste et bibliothécaire. Il a été membre de l’Académie française dès 1781. Chamfort a soutenu la Révolution française et a participé à la vie politique. Il est mort à Paris le 13 avril 1794. Ses œuvres sont encore reconnues pour leur esprit critique et leur style brillant.
- La noblesse, disent les nobles, est un intermédiaire entre le roi et le peuple... Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
- Une des meilleures raisons qu’on puisse avoir de ne se marier jamais, c’est qu’on n’est pas tout à fait la dupe d’une femme, tant qu’elle n’est point la vôtre.
- On marie les femmes avant qu’elles soient rien et qu’elles puissent rien être. Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
- Le divorce est si naturel que, dans beaucoup de maisons, il couche toutes les nuits entre les époux.
- Il n’y a rien de plus malheureux pour les peuples que les trop longs règnes et comme Dieu est éternel, c’est la fin de tout.
- Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
- On fausse son esprit, sa conscience, sa raison, comme on gâte son estomac.
- La conscience est un chien qui ne nous empêche pas de passer mais que nous ne pouvons pas empêcher d’aboyer.
- Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l’homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu’en nous les payant, on nous les ôte.
- A égalité d’esprit et de lumière, l’homme né riche ne doit jamais connaître, aussi bien que le pauvre, la nature, le coeur humain et la société. C’est que dans le moment où l’autre plaçait une jouissance, l’autre se consolait par une réflexion.
- En fait de mariage, il n’y a de reçu que ce qui est sensé, et il n’y a d’intéressant que ce qui est fou.
- Le changement de modes est l’impôt que l’industrie du pauvre met sur la vanité du riche.
- Il en est du bonheur comme des montres : les moins compliquées sont celles qui se dérangent le moins.
- La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l’argent, mais aspire à l’honneur et se nourrit d’égoïsme.
- Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d’étoffes s’assortir pour son argent.
- Il y a loin de l’homme qui méprise l’argent à celui qui est véritablement honnête.
- Un amant est un homme qui essaie d’être plus aimable qu’il ne lui est possible de l’être.
- Il y a plus de gens qui souhaitent être aimés qu’il n’y en a qui sont prêts à aimer.
- Il faut choisir d’aimer les femmes ou de les connaître.
- Vous pensez que les révolutions se font avec de l’eau de rose ?
- L’amour, c’est quand tu préfères son silence à n’importe quelle autre parole.
- Il ne faut pas ne savoir vivre qu’avec ceux qui peuvent nous apprécier; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu’avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
- La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne se pas regarder vivre.
- La faiblesse de la femme, et non le mérite de l’homme, remporte le plus souvent la victoire du prétendant.
- L’anticipation ouvre la voie à la victoire et est l’aiguillon de la conquête.
- En fait de sentiments, ce qui peut être évalué n’a pas de valeur.
- Il faudrait pouvoir unir les contraires, l’amour de la vertu avec l’indifférence pour l’opinion publique, le goût du travail avec l’indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l’indifférence pour la vie.
- Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.
- L’amitié extrême et délicate est souvent blessée du repli d’une rose.
- L’expérience, qui éclaire les particuliers, corrompt les gens en place.
- Le scandale est une guêpe importune contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement à moins d’être bien sûr de pouvoir la tuer; sinon il reviendra à l’attaque plus furieux que jamais.
- Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l’ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
- C’est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C’est l’éloquence qui les rend populaires. C’est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
- Grâce à la passion des femmes, il faut que l’homme le plus honnête soit ou un mari, ou un sigisbée; ou un crapuleux, ou un impuissant.
- Quand un homme et une femme ont une passion irrésistible l’un pour l’autre, il me semble, malgré de tels obstacles qui les séparent en tant que parents ou mari, qu’ils s’appartiennent au nom de la nature et qu’ils sont amants de droit divin, malgré les conventions humaines ou les lois.
- Lorsqu’on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l’âme, c’est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
- L’éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu; la prudence, pour vous défendre contre les vices d’autrui.
- Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
- On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
- Pourquoi donc, disait mademoiselle de..., âgée de douze ans, pourquoi cette phrase : «Apprendre à mourir ? » je vois qu’on y réussit très bien dès la première fois.
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