L’amitié extrême et délicate est souvent blessée du repli d’une rose.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’amitié extrême et délicate est souvent blessée du repli d’une rose.
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Maximes et Pensées (1923), chapitre 5, 317
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Les coups de foudre existent : en amitié plus souvent, plus sûrement qu’en amour.
L’amitié est lente à mûrir, et la vie si rapide : l’amitié est une fleur que le vent couche et trop souvent déracine.
Manquer d’amitié est une marque de sécheresse de cœur, bien plus que le résultat d’une force d’âme supérieure.
L’amour et l’amitié vont d’une ardeur commune D’un amant, d’un ami respecter la fortune.
L’envie est détruite par la véritable amitié, et la coquetterie par le véritable amour.
L’amour, caché sous le voile de l’amitié, est un bouton de rose renfermé dans son enveloppe.
L’amour ne peut se transformer en amitié que si le soulagement causé par la séparation est plus fort que le chagrin suscité par la rupture.
L’amitié est, de tous les sentiments, celui que j’aime le plus. Je vais même jusqu’à préférer un peu l’amitié à l’amour. L’amour prend trop de temps, trop d’âme ; il apporte des bonheurs et des ennuis trop considérables ; neuf fois sur dix il est assommant, et quand il n’est pas assommant, c’est pire. On laisse tout pour courir à lui. On est à son service. Deux passions, c’est trop pour un seul cœur.
Une relation est une fleur que l’on aime à cueillir soi-même.
L’amitié, comme l’amour-passion et l’amour maternel, se double d’inquiétude.

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