On fausse son esprit, sa conscience, sa raison, comme on gâte son estomac.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons On fausse son esprit, sa conscience, sa raison, comme on gâte son estomac.
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Maximes et Pensées (1923), chapitre 1, 82
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l’on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l’erreur à la vérité mêle, car toute conscience est un nœud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l’ôte.
Les arrêts de sa propre conscience sont irrévocables.
Ne mentez pas, car le mensonge est un des principaux poisons de l’âme. Il détruit en vous le sens du vrai ; il fausse toute relation et vous empêche de progresser.
Quelque libertin et quelque abandonné qu’il puisse être, il y a toujours de secrets reproches de la conscience qui le troublent.
Que la folie d’autrui soit ta sagesse.
Qui une fois a offensé un Corse doit s’en méfier toute sa vie.
Une passion doit être accompagnée d’un faux jugement pour être déraisonnable.
C’est une folie que de vouloir se venger d’un autre en se faisant du mal à soi-même.
Un homme qui n’est pas fidele à lui-même devient un mensonge à deux jambes.

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