- C’est un miracle que les grands chefs de cuisine bénéficient d’un statut artistique alors que leurs chefs-d’œuvre sont si périssables.
- Que de contemporains seraient davantage aimés s’ils étaient plus aimables.
- Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
- Ne pourrait-on pas fixer la Saint-Sylvestre au 15 août, afin que le père Noël évolue enfin dans des cheminées éteintes ?
- Les animaux ont été créés par Dieu pour donner aux hommes une impression de supériorité.
- Le collectivisme est un système consistant à prendre l’argent des riches sans qu’il parvienne aux pauvres.
- Le poker est un jeu passionnant permettant de perdre son argent, son temps et ses amis.
- La modestie est l’art de faire dire par d’autres tout le bien que l’on pense de soi-même.
- Bonne année : Charmante coutume, qui fait qu’un jour par an, on souhaite bonheur, santé, prospérité et longue vie à des gens que, les trois cent soixante-cinq autres jours, on laissera - s’ils n’ont pas trop mauvaise haleine - crever la gueule ouverte.
- Le suicide est l’acte désespéré d’un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.
- La beauté des femmes constitue un abus de confiance permanent dans la mesure où la façade fait des promesses qui ne sont pas tenues au-delà.
- Certains journalistes parlent d’un livre sans l’avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d’ignorance du public auquel ils s’adressent.
- Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
- Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
- Les cocus sont des hommes de goût puisque leur femme plaît aux autres.
- Quand une femme du monde a les yeux vides, c’est que son regard est tourné vers l’intérieur.
- Grue : Femme de mauvaise vie qu’on trouve principalement sur les ports.
- L’amabilité est la gentillesse des gens qui n’ont pas de coeur.
- La mort n’est jamais qu’un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu’il paraît.
- La mort a tué trop d’hommes pour être inhumaine.
- Le fait qu’on se confesse de plus en plus à la radio et de moins en moins dans les églises semble indiquer que la publicité est plus précieuse que le pardon.
- L’après-guerre est une locution utilisée par les politiques et les économistes qui ont peur de la paix.
- L’arène politique est le seul terrain qu’on peut continuer à occuper après avoir été disqualifié.
- En politique, j’ai accédé au stade jubilatoire de la désillusion.
- Anesthésie : Sommeil garanti, réveil aléatoire.
- Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers.
- Titres : Dans la vie comme dans la presse, sont d’autant plus gros qu’ils annoncent peu de choses.
- Le bonheur n’a décidément rien à voir avec le confort : aujourd’hui, on est de mieux en mieux chez soi et de moins en moins bien dans sa peau. Il ne faut pas confondre vie intérieure et vie à domicile.
- Je m’étonne toujours que des êtres également menacés par la mort se fassent la vie aussi difficile.