Anesthésie : Sommeil garanti, réveil aléatoire.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Anesthésie : Sommeil garanti, réveil aléatoire.
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La douleur de la maladie fait supporter l’aigreur des médicaments.
L’habitude de l’usine sera peut-être devenue drogue : chaque jour dans cette mélasse, absorber une dose d’hébétude. Il aura peine à se défaire de cet abrutissement providentiel, de cette sensation quotidienne d’un corps tellement courbatu que chaque soir la pensée s’endort dans une terrible sérénité.
J’en suis à prendre huit médicaments. Faut-il que j’en aie, une santé !
La douleur est l’aube qui sépare le sommeil de l’éveil.
Le médecin m’avait conseillé de prendre au moment du départ un peu trop de bière ou de cognac, afin d’être dans un état qu’il appelait « euphorie », où le système nerveux est momentanément moins vulnérable.
Le corps humain doit être allergique à l’air puisqu’il le recrache dès qu’il en avale.
Pourquoi celui qui est vraiment amoureux demande-t-il la continuité, la durée des rapports ? Parce que la vie est douleur et l’amour partagé un anesthésique, et qui est-ce qui voudrait se réveiller au milieu d’une opération ?
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords.
J’avale ce voyage comme une médecine…
C’est ça les hôpitaux, on entre par la porte des urgences en entier, on en ressort par une autre, il manque un bout de corps ou d’âme, quelque chose de brisé.

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