Le mystère de la Mort était entré, sans prendre conseil, et s’était assis entre eux sur son trône d’énigmes…
Écrivain, 1846-1917Le mystère de la Mort était entré, sans prendre conseil, et s’était assis entre eux sur son trône d’énigmes…
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Le Désespéré (1887), chapitre 19
Le texte original diffère de quelques mots.
… Les deux dernières heures de l’agonie, il les avait passées auprès du moribond, agenouillé, pénitent, plein de prières, portant son cœur, — comme un calice, — dans ses mains tremblantes, pour qu’une parole, un regard ou seulement un geste de pardon y tombât.Le mystère de la Mort était entré, sans prendre conseil, et s’était assis entre eux sur son trône d’énigmes…
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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C’était l’absence de certitude qui les rongeait tous. Savoir, c’était pouvoir clore le chapitre et faire son deuil. Savoir, c’était pouvoir recommencer à vivre.
Si tu n’étais pas morte… Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Tous les héros de roman-feuilleton sont habitués à voir la mort en face. Faut-il croire qu’aucun d’eux ne l’a jamais vue de profil ? C’est peut-être plus effrayant.
Sans curiosité on meurt et sans courage on ne vit pas.
Les paroles d’un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
Les grands chargent leurs sépultures
De cent éloges superflus :
Passant, en peu de mots voici mon aventure :
Ma naissance fut très obscure,
Et ma mort l’est encore plus.
Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.
Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire…
Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.

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