Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c’est parce qu’une femme épuisée pose un plat sur la table à midi.
Image : Les mères par leurs soins élémentaires...

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- Qu’est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel. - Comment s’appelle le chien qui mord son maître ? La gloire. - Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
- La main de la mère relevant avec nonchalance une mèche de cheveux sur le front de son enfant lègue à celui-ci une douceur qu’une vie entière n’épuisera pas.
- Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier - comme fait le corps d’un saint après sa mort.
- Autrefois les seins d’une femme servaient à nourrir les enfants, aujourd’hui ils servent à nourrir les cinéastes.
- La femme est la reine de la création; les étoiles se joignent en couronne sur sa tête.
- Les hommes de Dieu se goinfrent. Pourtant ils ont lu les textes qui imposent une purée de pois le soir, une autre de fèves à midi. Alors comment expliquer ces ventres ronds et tendus ? Ils ont des allures de femme enceinte.
- A quoi de mieux peut servir une femme qu’à accueillir au plus chaud d’elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
- De femme, pâté, fruit, jambon, qui en prend peu le trouve bon.
- Mais il faut donc avoir des chevaux fringants, des livrées et de l’or à flots pour obtenir le regard d’une femme de Paris ? Le démon du luxe le mordit au coeur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.
- Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
- Le repas d’enterrement de la vie de garçon a un triple but : boire plus que la raison, permettre aux amis mariés du futur époux d’échapper à leur femme pour une soirée et passer quelques heures à jouir du malheur imminent du pauvre bougre.
- Oh ! L’amour d’une mère ! Amour que nul n’oublie ! Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie ! Table toujours servie au paternel foyer ! Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !
- Les poètes cherchent les belles. La femme, ange aux chastes faveurs, aime à rafraîchir sous ses ailes Ces grand fronts brûlants et rêveurs.
- Le paradis de la terre se trouve entre les seins d’une femme, sur le dos d’un cheval, dans les pages d’un livre.