Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Voici venir la longue pluie
Qui naquit aux bords de l’automne
Lorsque l’été des vieilles femmes
Mourrait parmi ses chasselas.
Tiens, c’est vite passé
La pluie vient de cesser
Seule sur ton nez
Il y a encore chérie,
Une petite goutte de pluie.
La femme a plus de sagesse qu’une oie ; quand il pleut, elle se met au sec sous un toit.
La pluie montre ses dents, exige la lumière Mon envie de crier, comme un doigt qu’on déplie, tire, tire les fils du nez de la mercière Qui maigrit mais qui tourne, embobinant la pluie.
Dans toute vie un peu de pluie doit tomber.
Minuit vient de sonner. Musique triste de la pluie sur les carreaux. Le temps coule avec lenteur, grain après grain dans son sablier géant.
La pluie pousse à ruminer ses pensées. On ne regarde pas les autres lorsqu’il pleut ; on marche tête baissée, le regard fixé sur les flaques agitées.
Cœur des femmes, abîme insondable !
Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu’au printemps !
Le rire, comme les essuie-glaces, permet d’avancer même s’il n’arrête pas la pluie.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.