Mais il est une mollesse de l’atmosphère qui rend plus sensuel que l’orage ou la tempête, une modération du bonheur plus énervante que le malheur.
Écrivain, 1881-1942Mais il est une mollesse de l’atmosphère qui rend plus sensuel que l’orage ou la tempête, une modération du bonheur plus énervante que le malheur.
Écrivain, 1881-1942Partager sur
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La Peur
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Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
Il n’est point de bonheur sans nuage.
Le nec plus ultra du bonheur en regardant une carte météo, ce n’est pas seulement qu’il fasse beau là où vous êtes. C’est aussi qu’il fasse mauvais ailleurs.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
Le bonheur des méchants comme un torrent s’écoule.
La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour, ou celle d’une saison plus brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.
L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.
L’éphémère possède un charme merveilleux, un charme d’une brûlante tristesse.
À ceux qui ne connaissent pas le bonheur, la nature dans ces moments généreux leur en apporte avec les odeurs des bois et les cris des oiseaux, avec les chants du feuillage et toutes ces choses où palpite l’enfance.
Il ne s’agit pas de fuir la réalité, mais de la vivre avec passion. L’éveil de la jubilation est, je crois, l’antidote le plus efficace contre l’absurde à tous les degrés.

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