Le nec plus ultra du bonheur en regardant une carte météo, ce n’est pas seulement qu’il fasse beau là où vous êtes. C’est aussi qu’il fasse mauvais ailleurs.
ÉcrivainLe nec plus ultra du bonheur en regardant une carte météo, ce n’est pas seulement qu’il fasse beau là où vous êtes. C’est aussi qu’il fasse mauvais ailleurs.
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Mais il est une mollesse de l’atmosphère qui rend plus sensuel que l’orage ou la tempête, une modération du bonheur plus énervante que le malheur.
Je suis dans un de ces moments où je vois si nette la piste de ce gibier qui s’appelle le bonheur.
Il n’est point de bonheur sans nuage.
Le bonheur, c’est un tout petit truc de rien du tout qui fout le camp dès que t’as le dos tourné. Mais ça vaut le coup.
Quand on a appris à revoir le monde comme un voyageur, on est bien près du vrai bonheur.
C’est une espèce de bonheur, de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux.
Notre fragile bonheur d’ici-bas n’est-il donc point l’attestation d’un autre bonheur complet, comme la terre, fragment du monde, atteste le monde ?
Le soleil est bon, la pluie est bonne, tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est qu’une suite de bonheurs. Même les peines, même les douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.
On peut être heureux partout. Seulement, il y a des endroits où il semble qu’on peut l’être plus facilement qu’à d’autres.
Le secret du bonheur : être tout proche de sa destination, et être encore animé par la fièvre du départ.

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