J’ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m’a pas trouvé beau. Je n’ai pas eu de sœur
Plus tard, j’ai redouté l’amante à l’œil moqueur.
Je vous dois d’avoir eu, tout au moins, une amie
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie.
Écrivain, 1868-1918J’ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m’a pas trouvé beau. Je n’ai pas eu de sœur
Plus tard, j’ai redouté l’amante à l’œil moqueur.
Je vous dois d’avoir eu, tout au moins, une amie
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie.
Écrivain, 1868-1918Partager sur
Source vérifiée
Cyrano de Bergerac (1897), acte V
J’ai fait votre malheur! moi! moi!Vous?… au contraire!J’ignorais la douceur féminine. Ma mère Ne m’a pas trouvé beau. Je n’ai pas eu de sœur. Plus tard, j’ai redouté l’amante à l’œil moqueur. Je vous dois d’avoir eu, tout au moins, une amie. Grâce à vous une robe a passé dans ma vie.
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Avant de m’avoir pour amant, a d’autres tu semblais jolie ; Mais par moi tu fus embellie De la beauté d’un sentiment.
Le ciel pouvait me réserver une belle fille qui fût plus au gré du monde, mais non pas qui fût plus au gré de mon cœur.
Ce n’était plus la femme que j’avais toujours connue au-dessus de ma vie, et pourtant, sous sa figure inhumaine, par sa voix, ses gestes, son rire, c’était ma mère, plus que jamais.
Dieu, pourquoi n’as-tu pas fait en premier la femme ? Quand tu étais frais ?
Véronique, irréparablement enlaidie, deviendrait cette amie très douce, cette compagne bienfaisante des heures de lassitude intellectuelle et de tristesse, cette sœur qu’on avait rêvée et que la jolie femme ne pouvait être.
Elas ! Pourquoy m’a elle procuree
Mort a demy sans l’avoir assouvie ?
Vie en langueur, telle est ma destinee
Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple ; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces.
Femmes fragiles et vaporeuses, fées aux mains douces, petits souffles de la maison qui font naître silencieusement l’ordre et la beauté, femmes sans voix, soumises, j’ai beau chercher, je n’en vois pas beaucoup dans le paysage de mon enfance.
Je t’ai prise contre ma poitrine comme une colombe qu’une petite fille étouffe sans le savoir. Je t’ai prise avec toute ta beauté ta beauté plus riche que tous les placers de la Californie ne le furent au temps de la fièvre de l’or.
Moi, j’ai baisé une femme…
Je lui ai filé un rancard, et je n’y suis pas allé !

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