Dans les deux premiers vers : il faisait rimer «amour» et «toujours». Il ne savait pas très biencomment formuler la demande spéciale dont il voulait lui faire part. Tout ce qu’il savait c’est que le poème se terminerait par «crépuscule».
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- L’amour ne se réfléchit pas. Il se vit. Mais il ne repart pas non plus au premier claquement de doigts. Quand il a été blessé, il faut lui laisser le temps de reprendre des forces.
- L’art de faire des vers, dût-on s’en indigner, - Doit être à plus haut prix que celui de régner. - Tous deux également nous portons des couronnes; - Mais, roi, je la reçus; poète, tu la donnes.
- La poésie, c’est ce qu’on rêve, ce qu’on imagine, ce qu’on désire et ce qui arrive, souvent. La poésie est partout comme Dieu n’est nulle part. La poésie, c’est un des plus vrais, un des plus utiles surnoms de la vie.
- Vous me permettrez donc de citer Horace. Ce poète, ou faiseur, dit quelque part : Omne tulit punctum, qui miscuit utile dulci; le mérite suprême est d’avoir réuni l’agréable à l’utile. La perfection consiste à concilier ces deux points.
- Quand la chanson disait Tu reverras Paname Ceux qu’un oeillet de sang allait fleurir tantôt Quelque part devant Saint-Mihiel ou Neufchâteau Entourant le chanteur comme des mains la flamme Sentaient frémir en eux la pointe du couteau.
- C’est un homme dans le besoin. Sa peur est évidente, il est perdu... Quelque part dans les ténèbres. Ses grands yeux sombres sont emplis de tourment. Je peux le sauver. Le rejoindre un bref instant dans les ténèbres, pour le ramener dans la lumière.
- Toute la poésie cachée qui était en moi s’est réveillée, dans la chaude lumière de ce radieux paysage, je sentais une émotion inconnue m’agiter, c’était le papillon de l’âme qui s’éveillait au fond de sa chrysalide et qui sentait palpiter ses ailes.
- Sur ce qu’il vient d’écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l’imaginaire de l’écriture : l’image du produit, le potin critique (ou amical) : c’est trop ceci, c’est trop cela, ce n’est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
- En voici un autre qui n’est pas près d’aimer : chaque fois qu’un poème est simple, il se demande si c’est de la poésie.
- Une sorte de poésie se dégageait de tout son être, qui venait, je crois, de ce qu’il se sentait faible et cherchait à se faire aimer.
- Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.
- Ce père Hugo ! C’est lui qui, relisant un poème confus, s’écriait : «Lorsque j’ai écrit ces vers, il n’y avait que Dieu et moi pour les comprendre. Aujourd’hui, il n’y a que Dieu. ».
- La poésie introduit juste ce qu’il faut de silence pour troubler le vacarme.
- Le poème vit aux dépens du poète. Ce que nous raconte l’œuvre, ce n’est pas le poète, c’est le poème. Non pas le poète qui écrit mais le langage qui ressuscite, qui projette, recrée et qui l’annule en tant qu’être humain. L’œuvre dissout le petit je.
- Les poèmes, quand ils sont réussis, personne ne les comprend vraiment. Leurs significations changement selon l’humeur, la lumière... Ils ne sont pas là pour être compris. Ce sont eux qui nous comprennent.