Ce père Hugo ! C’est lui qui, relisant un poème confus, s’écriait : «Lorsque j’ai écrit ces vers, il n’y avait que Dieu et moi pour les comprendre. Aujourd’hui, il n’y a que Dieu. ».
Image : Ce père Hugo ! C’est lui...

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- Plus encore que dans le poème, c’est dans l’aphorisme que le mot est dieu.
- L’âme est restée seule, seule avec Dieu. Le christianisme est l’inventeur de la solitude comme substance de l’âme.
- Est-il vrai que le bon Dieu est présent partout ? Demanda une petite fille à sa mère : mais je trouve cela inconvenant. » - Une indication pour les philosophes !
- Qui sait combien de mots Dieu essaya avant de trouver celui qui créa le monde ?
- Mon père est mort dans mes bras, la nuit du 31 décembre (1948), et il m’a dit, avant de fermer les yeux : «Il ne faut pas trop compter sur Dieu, mais peut-être que Dieu compte sur nous... ».
- L’auteur, dans son oeuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
- La poésie, comme Dieu, comme l’amour, n’est que foi.
- Le mot Dieu n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives.
- L’amour, avec sa culpabilité inguérissable, est assez grand seigneur pour que nous puissions reconnaître en lui l’esprit aussi bien que la matière, et Dieu aussi bien que le diable.
- Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde; - Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde, - Un plus obscur abîme où l’esprit s’est lancé.
- L’ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l’homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l’instance tutélaire.
- J’aime cette formule, apprise sur le tard d’un de mes maîtres à penser : «L’homme est ce qu’il devient... Dieu nous a donné à notre naissance une trame. A nous de tisser notre drap, le plus fin et le plus résistant possible... ».
- Dieu est artiste, il n’a de souci que de l’inaccessible.
- L’instant où Dieu créa le premier homme, et l’instant où le dernier doit disparaître, et l’instant où je parle, sont égaux en Dieu et ne sont qu’un instant.
- Existe-t-il un homme qui n’ait quelques péchés sur la conscience ? Dieu a fait les choses ainsi, et les voltairiens ont beau ergoter...