Vous avez dans Paris un Hôtel-Dieu où règne une contagion éternelle, où les malades entassés les uns sur les autres, se donnent réciproquement la peste et la mort.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Vous avez dans Paris un Hôtel-Dieu où règne une contagion éternelle, où les malades entassés les uns sur les autres, se donnent réciproquement la peste et la mort.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Correspondance de Voltaire, 1768, Lettre 7245
Vous avez dans Paris un Hôtel-Dieu où règne une contagion éternelle, où les malades, entassés les uns sur les autres, se donnent réciproquement la peste et la mort.Vous avez des boucheries dans de petites rues sans issue, qui répandent en été une odeur cadavéreuse, capable d’empoisonner tout un quartier. …
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Le soleil brillait enfin sur Paris. Les pots d’échappement diffusaient leurs polluants comme les pollens d’une nouvelle ère, ensemençant dans les poumons des Parisiens et des touristes la future flore d’une civilisation malade.
À désinfecter de la vie ce qu’elle abrite de mort, c’est la vie même qui est frappée.
Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !
Si l’envie donnait la fièvre, tout le monde serait malade.
La populace, toujours extrême, toujours barbare, quand on lui lâche la bride, va déterrer le corps de Concini, inhumé à Saint-Germain-l’Auxerrois, le traîne dans les rues, lui arrache le cœur.
La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
Le deuil est une convalescence. Le repos de l’être absent devient notre propre repos. Il y a de la contagion dans la mort.
Un Français ne croit pas à la fatalité. La fatalité, c’est l’excuse des âmes sans volonté.
L’affaiblissement de ma santé, les visites à rendre et à recevoir, la sujétion des Académies, auxquelles malheureusement ma subsistance est attachée, me rendent la vie de Paris insupportable.
Si certaines personnes mouraient et que d’autres ne mouraient pas, la mort serait une terrible affliction.

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