Le germe du mal est dans la justification de la mort de son prochain.
1928-2012Le germe du mal est dans la justification de la mort de son prochain.
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La Campagne d'Amérique
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Le conseil d’un ami sage est la mort de beaucoup d’ennemis.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.
L’horreur, ce n’est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.
La mort unit les êtres, soude les villages. On l’aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
Une sage défiance est bien ce qu’il y a de plus utile pour les mortels.
L’étreinte de la mort est comme la morsure d’un amant, qui fait mal et qu’on désire.
Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n’avez pas peur de la mort ? Chacun de vous pense qu’elle tombera sur le voisin.

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