Aussi tout peut reprendre, l’histoire recommencer à l’endroit précis où elle s’était défaite, je rembobine à la hâte et je retisse tout, mot après mot, corps contre corps.
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- Parfois on fonce vers la défaite et on a raison. Parfois il faut en effet foncer vers elle parce qu’il faut faire vite, il faut passer à autre chose. La défaite peut être un raccourci.
- La défaite commence à partir du moment où l’adversité parvient à vous faire douter de vous même jusqu’à ce vous vous sentiez coupable et soyez prêt à agir selon sa volonté, à vous pliez à ses exigences.
- Mais en lui détaillant avec simplicité tout ce qui m’est arrivé, tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai pensé, tout ce que j’ai senti, je ne puis l’induire en erreur...
- J’ai déchiré le testament que je venais d’écrire, il faisait tant d’heureux que j’en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre.
- Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l’élan, la densité, le mystère.
- On dirait que j’ai passé la majeure partie de ma vie à essayer de t’oublier. J’aurais peut-être fini par réussir, mais tu reviens toujours.
- C’était l’absence de certitude qui les rongeait tous. Savoir, c’était pouvoir clore le chapitre et faire son deuil. Savoir, c’était pouvoir recommencer à vivre.
- Renier son passé, c’est se tronquer. L’assumer en le dépassant fait du destin une destinée.
- Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
- Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
- Les serments d’amour m’irritent, - Se plaignait la marguerite. - Aussitôt que débute une affaire sentimentale, - J’y laisse tous mes pétales.
- Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
- Un jour j’suis tombé, pour apprendre à me relever.
- Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu’elle a pris.
- Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.