- Le sage vit tant qu’il doit, non pas tant qu’il peut.
- Un bon mariage, s’il en est, refuse la compagnie et conditions de l’amour. Il tâche à représenter celles de l’amitié.
- La confiance en la bonté d’autrui est un non léger témoignage de la bonté propre.
- La superstition... Porte quelque image de pusillanimité.
- La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
- Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens.
- Au lit, la bonté prime la beauté.
- À la familiarité de la table, j’associe le plaisant, non le prudent; au lit, la beauté avant la bonté.
- Rien ne presse un Etat que l’innovation : le changement donne seul forme à l’injustice et à la tyrannie.
- La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
- Qui n’a le coeur de souffrir ni la mort ni la vie, qui ne veut ni résister ni fuir, que lui ferait-on ?
- Notre tâche consiste à construire chaque jour notre conduite et notre vie, et non pas à écrire des livres; à conquérir non pas des provinces en gagnant des batailles, mais la tranquillité et l’ordre pour notre vie et nos actes.
- C’est le déjeuner d’un petit ver que le coeur et la vie d’un grand et triomphant empereur.
- Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
- Pour moi donc, j’aime la vie.
- Je n’aime, pour moi, que les livres ou plaisants et faciles, qui me chatouillent, ou ceux qui me consolent et conseillent à régler ma vie et ma mort.
- Les plaisirs de l’amour sont, selon moi, les seuls vrais plaisirs de la vie corporelle.
- Nous ne devenons pas autres pour mourir. J’interprète toujours la mort par la vie.
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