Ah ! La volupté de régler tout dans la journée et d’aller se coucher sans qu’aucun papier en souffrance ne traîne sur le bureau, sans devoir un franc à personne et - mais c’est beaucoup plus rare - sans que personne ne vous doive un franc !...
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- Huit cents euros d’amende pour «l’entartage» d’un homme politique. Si ce petit plaisir ne coûte pas plus cher, pourquoi s’en priverait-on ?
- Je n’imagine plus le terme de mon existence comme l’effrayant passage dans le néant mais comme le délicieux moment où j’arrêterai enfin de régler des factures. Certaines lassitudes aident à dédramatiser.
- Se payer la tête des imbéciles est le seul luxe qui n’exige pas de fortune personnelle.
- Ce n’est pas par le génie mais par la souffrance, par elle seule, qu’on cesse d’être une marionnette.
- Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins.
- Si l’on pose d’un côté ce qu’un hold-up rapporte en argent et de l’autre ce qu’il rapporte en années de prison, on s’aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
- Si vous ne trouvez pas un moyen de gagner de l’argent pendant que vous dormez, vous travaillerez jusqu’à votre mort.
- Qui a faute d’argent et d’or, bien repose et sûrement dort.
- Autrefois, pour un procès d’assises, comme celui de Bobigny, je pouvais travailler une nuit entière sur un dossier, me doucher, prendre un café et aller plaider. Aujourd’hui, je ne pourrais pas aller au-delà d’une heure du matin. Mais c’est assez minime.
- Je ne présentais qu’un seul avantage moi, en somme, mais alors celui qui vous est difficilement pardonné, celui d’être presque gratuit, ça fait tort au malade et à sa famille un médecin gratuit, si pauvre soit-elle.
- Si je travaille autant c’est parce que j’éprouve plus de plaisir à terminer une tâche qu’à m’en débarrasser, parce que je suis très paresseux et qu’il me faudrait déployer davantage d’efforts pour refuser certaines collaborations que pour les assurer.
- Chaque jour, par tous les moyens, nous rendons la vie plus ennuyeuse, plus vaine. Un seul mot résume tout : gaspillage. Nos pensées, nos énergies, nos vies même ne servent plus qu’à créer de l’inutile, du malsain, du déraisonnable.
- Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C’est le genre : Réveille-toi, c’est l’heure d’aller se coucher !
- Tu es un bon camarade et tes idées sont saines. Mais le drame dans tout ça, c’est que tu ne pourras plus trouver de travail nulle part désormais. Ces bourgeois vont conspirer pour te faire crever de faim. C’est leur façon de faire. N’attends aucune pitié des riches.
- Ne parlons pas d’argent : ça énerve les gens qui n’en n’ont pas.