Se tuer, c’est montrer à tous, de manière indiscutable, que l’on ne croit pas en Dieu.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons Se tuer, c’est montrer à tous, de manière indiscutable, que l’on ne croit pas en Dieu.
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don juan, piece en trois actes
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Tuer au nom de Dieu est une aberration, il faut croire avec liberté, sans offenser, sans imposer, ni tuer.
Toutes nos pensées qui n’ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.
Il paraît qu’on n’apprend pas à mourir en tuant les autres.
Ne pas supporter Dieu : certainement une bonne raison pour susciter l’ire de tous ceux qui s’en servent comme une arme.
En tuant le hasard, on ne ressuscite pas Dieu.
Être fataliste, ce n’est pas tellement croire en Dieu. C’est bien plutôt, je pense, une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
Ceux qui ne croient pas à Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort, c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment, et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.

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