Je rêvais d’une presse quotidienne dévolue aux bêtes. Au lieu de : « Attaque meurtrière pendant le carnaval », on lirait dans les journaux : « Des chèvres bleues gagnent les Kunlun ». On y perdrait en angoisse, on y gagnerait en poésie.
Image : Je rêvais d’une presse quotidienne dévolue...

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- Devenir un manque à gagner devrait constituer l’objectif des révolutionnaires. Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt est plus anti-étatique qu’une manifestation hérissée de drapeaux noirs.
- Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
- Ce grand comédien était un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie.
- Ô rêveries, c’est à vous que je dois de m’être destinée au langage de la poésie, lorsque je compris, dès l’enfance, que les éléments, l’espace, les sanglots explosifs et muets de l’âme ne sont pas l’échange intelligible dévolu aux humains.
- Le musicien est peut-être le plus modeste des animaux, mais il en est le plus fier. C’est lui qui inventa l’art sublime d’abîmer la poésie.
- Les journalistes me paraissent constitués comme les Dieux du Walhalla, qui se coupaient en pièces tous les jours, et se relevaient en parfaite santé tous les matins.
- Je rêve d’un Etat où le loup et l’agneau boiraient ensemble, en toute quiétude, l’eau du même ruisseau. Mais je ne me contente pas de rêver, je construis.
- C’est nous la compagnie des lapins bleus Aux oreilles tendues et aux yeux malicieux Mais quand viennent la pluie et l’orage Notre bonheur fait naufrage Quand les lapins bleus sont rouges Rien n’va plus dans la page.
- J’ai aussi utilisé ces sons réalistes d’une manière psychologique. Avec The Good, the Bad et The Ugly, j’ai utilisé des sons d’animaux - comme vous dites, le son coyote - de sorte que le son de l’animal est devenu le thème principal du film.
- Pour s’émanciper de cette folie médiatique, il est nécessaire de placer sur off le bouton de la radio. Se nourrir à la source sans réflexion est un suicide délibéré ! Nous avons un cerveau et il faut s’en servir.
- Vous voulez tuer l’Injustice, mais vous ne tuez que des hommes. Camus a écrit que l’on condamne à mort un coupable, mais qu’on fusille toujours un innocent. Toujours cet infernal dilemme : l’amour des chiens et l’horreur de la chiennerie.
- Ces maudits éditeurs veulent imprimer tout : ce sont des corbeaux qui s’acharnent sur les morts, comme l’envie sur les vivants.
- C’est l’idée morale des choses qui nous effraye; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d’ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
- Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
- La vérité de la vie, c’est la vie bestiale : les choses sont ainsi arrangées que tout homme qui essaye d’en sortir paye cela par de continuels tourments, une série non interrompue de coups d’épingles et de coups de poignards.