Le mal, c’est ce à quoi je prends part. Le bien, c’est ce que je laisse venir.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Le mal, c’est ce à quoi je prends part. Le bien, c’est ce que je laisse venir.
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Autoportrait au radiateur (1997)
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Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !
Le pouvoir de faire le bien est aussi le pouvoir de faire du mal.
Grandir, c’est apprendre le mal. Le mal est inévitable.
Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
Le monde où nous vivons est un tripot et un mauvais lieu. J’ai honte que Dieu m’y voie.
Et je m’en vais, au vent mauvais, qui m’emporte Deçà, delà Pareil à la Feuille morte.
Otez-la moi, cette vie odieuse et insupportable, car, dans le désespoir où vous me jetez, la mort sera une faveur pour moi.
Qu’il est laid le bonheur qu’on veut, qu’il est beau le malheur qu’on a.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Le bien et le mal attendent l’homme au sortir de l’enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l’homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !

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