Le monde où nous vivons est un tripot et un mauvais lieu. J’ai honte que Dieu m’y voie.
Écrivain, 1808-1855Le monde où nous vivons est un tripot et un mauvais lieu. J’ai honte que Dieu m’y voie.
Écrivain, 1808-1855Partager sur
Source vérifiée
Sylvie. Les chimères (extraits). Aurélia (extraits)
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l’on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d’anéantissement ou de victoire.
Le mal dont je souffre est le manque de tendresse Qui serre notre époque au gosier : je suis Malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé.
La Bourse je m’en fous, j’ai choisi la vie.
Il me vient cette pensée affreuse que j’ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l’enfer.
La vie, ça finit toujours mal.
À cet instant où mon cœur est brisé par un abandon si cruel et une trahison si basse.
Je suis vie, qui veut vivre, entouré de vie, qui veut vivre.
La vie est une blague cruelle et horrible et je suis la ligne de punch.
Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre.
L’instant n’a de place qu’étroite entre l’espoir et le regret et c’est la place de la vie.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.