L’instant n’a de place qu’étroite entre l’espoir et le regret et c’est la place de la vie.
Écrivain, 1888-1979L’instant n’a de place qu’étroite entre l’espoir et le regret et c’est la place de la vie.
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Algèbre des valeurs morales
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La vie se passe à désirer ce qu’on n’a pas, à regretter ce qu’on n’a plus.
L’idée du temps, à elle seule, est le commencement du regret. Le regret, le remords, c’est la solidarité du présent avec le passé : cette solidarité a toujours sa tristesse pour la pensée réfléchie, parce qu’elle est le sentiment de l’irréparable.
La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
La nostalgie est une scélérate. Elle laisse croire que la vie a du sens.
L’espoir est la plus grande entrave à la vie. En prévoyant demain, aujourd’hui se perd.
La vie est courte et l’espérance est longue, tout le bonheur me fuit et le malheur s’attarde.
Dans peut-être il y a la vie. Dans peut-être il y a l’espérance.
Quand ça va, ça va, y a pas de problème Quand ça ne va pas, faut s’faire une raison La vie, c’est la vie avec ses « je t’aime » Avec ses chagrins et ses illusions.
Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée.
Ce n’est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.

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