Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
Écrivaine, 1873-1954Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
Écrivaine, 1873-1954Partager sur
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Le Fanal bleu (1949), chapitre 1
… » Ô découvertes, et toujours découvertes! Il n’y a qu’à attendre pour que tout s’éclaire.Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac? Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.Découvrir qu’il n’y a pas de désert: c’est assez pour que je triomphe de ce qui m’assiège.
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Tristesse au cœur.
Quand je t’entends, coucou, – ma solitude est plus profonde…
Mon cœur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.
Esprit éternel de l’âme indépendante ! C’est dans les cachots que tu brilles d’un plus vif éclat, car là le cœur est ton asile, le cœur que ton amour pour toi seul peut assouvir.
Le cœur augmente par tous les côtés. Le cœur veille, pareil au ruisseau qui musarde entre les vallons et les monts, les forêts et les près. Le cœur mélange les amours. Tout y a place.
Heureux les gens qui ne recherchent pas d’oasis dans le désert de leur cœur !
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
Un grand cœur se remplit avec bien peu.
Mon monde sous-marin ne connaît pas la rage. J’y suis souverain. (…) Comme mon corps, mes idées sont légères et gracieuses. J’étouffe le monde du dehors le temps d’épuiser l’oxygène emprisonné à la hâte dans mes poumons.
La même démarche me fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l’immobilité, la vie dans l’inanimé, l’infini dans le fini, des formes dans le vide, et moi-même dans l’anonymat.
Je ne crois pouvoir comparer mieux qu’au mal de mer ces vertiges du cœur et de l’âme. La vie sans Marthe, c’était une longue traversée.

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