Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du coeur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
Image : Au lieu d’aborder des îles, je...

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- Aucune voix n’emprunta le son du vent pour me glisser avec un petit souffle froid, dans l’oreille, le conseil d’écrire, et d’écrire encore, de ternir, en écrivant, ma bondissante ou tranquille perception de l’univers vivant...
- Heureux les gens qui ne recherchent pas d’oasis dans le désert de leur coeur !
- En ce monde vain - que j’ai quitté et rejeté - puisse la lune - plus ne demeurer, de sorte - que mon coeur ne s’y attache !
- Je fais tous les efforts possibles pour être sec. Je veux imposer silence à mon coeur qui croit avoir beaucoup à dire. Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.
- Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris; J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes; Je hais le mouvement qui déplace les lignes Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
- Le coeur augmente par tous les côtés. Le coeur veille, pareil au ruisseau qui musarde entre les vallons et les monts, les forêts et les près. Le coeur mélange les amours. Tout y a place.
- C’est bien de rester sans espoir, lorsque le coeur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
- Je fais bien de ne pas rendre l’accès de mon coeur facile; quand on y est une fois entré, on n’en sort pas sans le déchirer; c’est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
- Notre coeur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible...
- Le coeur happé du feu de l’enthousiasme devient étranger à tout sentiment terrestre; il ressemble à ces lieux consacrés par la foudre, où les anciens n’osaient plus ni marcher ni bâtir.
- La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au coeur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.
- Un grand coeur se remplit avec bien peu.
- Quand je suis avec toi, mon coeur palpite, quand tu t’en vas, je reste comme un idiot, à ton sein blanc comme le lait sans cesse je pense et je rêve. Je veux faire, je veux dire quelque chose, mais je ne sais pas quoi.
- Le Ciel repousse avec horreur Des voeux qui ne sont point partagés par le coeur.
- Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre coeur. Écrivez ! Ça ne guérit pas, ça n’efface pas, les cicatrices restent mais c’est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.