Le lecteur de « Mein Kampf » doit donc se souvenir des crimes contre l’humanité qui ont été commis en application de cet ouvrage, et réaliser que les manifestations actuelles de haine raciale participent de son esprit.
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- Chacun parle du racisme comme il le comprend; mais cette multiplicité d’interprétation ne peut pas être prise comme point de départ d’un mouvement politique militant.
- La haine, c’est une différence que l’on n’assume pas. C’est une volonté d’être maître de l’autre. L’homme peut lutter contre cette haine s’il fait preuve de lucidité et courage.
- Les femmes sud-africaines, noires ou pas, ont apporté à la lutte contre l’apartheid une lucidité et un courage que beaucoup d’hommes n’avaient pas. Elles nous ont éclairés. Amour et politique étaient vraiment indissociables.
- Il faut raconter barbarement un âge barbare, et prendre un coeur d’airain, mettre en saillie ce qui domine tout, la brutalité de la guerre, et son rude outil, le soldat.
- L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. Je suis étonnée par l’être humain...
- Je témoignais, je pensais qu’une photo forte devait nous raconter une particularité de la condition humaine. J’ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos les injustices que l’on rencontre.
- Ce qu’exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe : l’origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.
- Épargne-toi du moins le tourment de la haine; A défaut du pardon, laisse venir l’oubli.
- La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture.
- Et puis ils ne pensent pas, j’en reviens toujours à cela, je crois que c’est la base du mal et la force sur laquelle s’appuie ce régime. Annihiler la pensée personnelle, la réaction de la conscience individuelle, tel est le premier pas du nazisme.
- Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
- Ce n’est pas moi qui dérange ou qui fait scandale. C’est ce combat, [ Choisir ses maternités ] qui remet en cause et dérange les idées reçues, les tabous religieux et qui donne un éclairage très important sur ce qu’est la condition de la femme.
- Dépouillons l’écrivain du lustre que lui conserve encore la tradition et regardons-le dans la réalité de sa vie d’artisan d’idées et de praticien du langage écrit.
- Si le lecteur est scandalisé de toutes les badineries qu’il a vue dans ce livre, il fera fort bien de n’en lire pas davantage...
- En Afrique, un Blanc qui adresse la parole à un Noir n’a plus la condescendance raciste des colonisateurs d’antan; désormais c’est bien plus violent. Désormais, il a le regard apitoyé du prêtre qui administre l’extrême-onction à un condamné à mort.