Avec Iphigénie, pourtant, cet orgueil s’épure, se défait de toute infatuation, n’est plus que dignité, que le sentiment de ce que l’on se doit à soi-même, qui va jusqu’au sacrifice de soi.
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- A mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
- Mais non; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. Il faut savoir retrouver le bonheur par delà. Acceptation; confiance; sérénité; vertus de vieillard. L’âge de la lutte avec l’ange est passé.
- Je crois qu’il est un point de l’amour, unique, et que l’âme plus tard, ah ! Cherche en vain à dépasser; que l’effort qu’elle fait pour ressusciter son bonheur, l’use; que rien n’empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur.
- L’amour abstrait c’est le don de soi, la recherche d’un sacrifice basé, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sur un égoïsme farouche.
- Celui qui recherche l’aventure la rencontrera - à la mesure de son courage. - Celui qui cherche le sacrifice, sera sacrifié - à la mesure de sa pureté.
- Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d’une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu’on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
- Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaite ?
- Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
- Le retrait dans une rupture c’est de la douleur mâtinée d’orgueil et de fierté, il n’y a ni orgueil ni fierté ni protection de soi par soi même en amour !
- Extrême cruauté de notre société. On accepte seulement les «couples» comme dans l’Arche de Noé. Malheur à qui veut aller son chemin, solitaire.
- Car une âme imparfaite aspire à être guérie : dans une époque profane, nous avons besoin que l’inconnu nous complète, quand nous n’avons pas la force de nous compléter nous-mêmes.
- Se passer de Dieu... Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice... N’y parvient pas qui veut.
- Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
- L’ivresse n’est jamais qu’une substitution du bonheur. C’est l’acquisition du rêve d’une chose quand on n’a pas l’argent que réclame l’acquisition matérielle de la chose rêvée.