L’insatisfaction dont une rue donne l’image, chacun lève les pieds pour quitter la place où il se trouve.
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- Tant que tu ne cesseras de monter, les marches ne cesseront pas. Sous tes pieds qui montent, elles se multiplieront à l’infini !
- Ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s’en éloignent.
- Ce qui fait souffrir le plus les hommes abandonnés, c’est qu’ils croient toujours revoir dans la rue la femme qui les a quittés. A cause d’une silhouette, d’une démarche, ou d’une forme de visage semblable.
- Chez la plupart des hommes, ce qui est en repos est engourdi, ce qui est un mouvement est enragé.
- Ediles : Tonner contre à propos du pavage des rues. «A quoi songent nos édiles ? ».
- Le désintérêt, le désamour de soi, d’une certaine idée de soi-même, était le premier pas sur le chemin de l’abandon.
- Le lot de celui qui s’est trop révolté est de n’avoir plus d’énergie que pour la déception.
- Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
- Certaines personnes qui ont perdu le naturel veulent le rattraper : elles l’affectent et le perdent encore davantage.
- On ne peut pas toujours vivre dans une impasse et faire semblant que ce soit une rue.
- Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
- Sache négliger. Ne cherche point à tout comprendre. Accroche-toi à un seul point et pirouette tout autour.
- Un paysage ne ment pas, mais le regard le déguise, ce qui le rend toujours différent, comme s’il devenait un reflet de notre état d’âme.
- A trop chercher le bonheur ailleurs, on finit par oublier celui que l’on a devant soi...