L’homme croit mourir pour défendre sa terre, sa femme, sa liberté, ses idées, alors qu’il meurt simplement parce qu’il est de trop.
Romancier, 1911-1985L’homme croit mourir pour défendre sa terre, sa femme, sa liberté, ses idées, alors qu’il meurt simplement parce qu’il est de trop.
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Source vérifiée
La Faim du tigre (1966)
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L’homme n’emporte dans la mort que ce qu’il renonça de posséder dans la vie.
Il résolut d’abandonner sa vie (se laisser mourir).
Ne pouvant plus supporter l’idée de la mort, il se tue.
Ne sais-tu donc pas que la source de toutes les misères pour l’homme, la source de toutes ses faiblesses et de toutes ses lâchetés, ce n’est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort ?
La vie n’est qu’un pari insensé ; c’est la façon de mourir qui lui sauve la mise.
Quel est l’homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n’emprunte pas qui veut !
Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
La mort c’est un laisser-aller de trop.
L’idée du suicide était une protestation de vie. C’est la mort de ne plus vouloir mourir.
Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes ; mais les cœurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.

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