Les enfants qu’on presse trop de parler n’ont le temps ni d’apprendre à bien prononcer, ni de bien concevoir ce qu’on leur fait dire.
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- L’apparente facilité d’apprendre est cause de la perte des enfants. On ne voit pas que cette facilité même est la preuve qu’ils n’apprennent rien.
- Ô parents ! L’exemple ! L’exemple ! Sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
- On ne songe qu’à conserver son enfant; ce n’est pas assez; on doit lui apprendre à se conserver étant homme, à supporter les coups du sort, à braver l’opulence et la misère...
- Je ne puis apprendre à parler à qui ne s’efforce pas de parler.
- Apprendre à parler c’est apprendre à dégager les sens des mots, des époques où on les a appris - c’est oublier la plupart des relations d’alors. Sans oubli, on n’est que perroquet.
- Il faut apprendre à l’enfant à être d’abord et avant tout un être social, c’est-à-dire un homme et non un individu.
- La puissance des mots est telle qu’elle nous a empêchés d’apprendre les plus importants événements de l’histoire mondiale.
- Vous ne pouvez pas dire une chose et se comporter d’une autre manière. Les enfants apprennent davantage de vous regarder dans la vie que ce que vous leur dites.
- Tout enfant, qu’elle que soit son milieu, apprend sa langue maternelle en dix mois : trois mille mots, plus les règles de grammaire, plus l’accent. Essayer de renouveler ça, sans école ni livres, en dix mois ! C’est d’une intensité inimaginable.
- Les écoles n’enseignent ni la discipline de soi-même, ni l’ordre, ni la politesse, ni le courage. Les programmes scolaires ne mettent pas suffisamment les enfants en contact avec la beauté des choses et celle de l’art.
- C’est un excès de confiance dans les parents d’espérer tout de la bonne éducation de leurs enfants.
- La société est trop axée sur les grands moyens de communication pour qu’il y ait encore des génies méconnus. On ne peut plus rester dans l’ombre quand on a quelque chose à dire.
- Presque aucune part n’est réservée à l’enseignement de la parole proprement dite; l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner, non à parler. Ils seront dans la vie la proie de quelque bavard, expert au langage courant.
- L’illettré du futur ne sera pas celui qui ne sait pas lire. Ce sera celui qui ne sait pas comment apprendre.
- Les enfants doivent avoir pour amis leurs camarades, et non pas leurs pères et leurs maîtres. Ceux-ci ne doivent être que leurs guides.