Sans cruauté, pas de fête : c’est ce que nous apprend la plus ancienne et la plus longue histoire de l’homme - et il y a même dans le châtiment tant de fête.
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- L’Antiquité a profondément vécu, médité et presque emporté dans sa tombe l’amitié. C’est son avantage sur nous : nous pouvons lui opposer l’amour sexuel idéalisé.
- Prêcher la chasteté est une incitation publique à la contre-nature. Mépriser la vie sexuelle, la souiller par la notion d’impureté, tel est le vrai péché contre l’esprit sain de la vie.
- La danse sous toutes ses formes ne peut être exclue du cours de toute noble éducation : danser avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l’on doit être capable de danser avec la plume ?
- La tyrannie était terminée. Même si les Crétois n’avaient jamais douté de réussir à chasser l’ennemi, ils ne continrent par leur joie. Il faudrait organiser une grande fête pour clore la période de festivités qui allait débuter.
- La vie était un carnaval aux masques trompeurs, à la joie factice, une fête susceptible de si vite s’interrompre.
- Pour le fou, c’est tous les jours fête.
- Allons ! Encore quelques siècles, et on nous appellera le moyen âge. Il faut avouer que nous ne l’aurons pas volé.
- Et si c’est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l’a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
- C’est pour pouvoir enfin botter les fesses A ces vieillards qui nous ont dit Que nos vingt ans que notre jeunesse Etaient le plus beau temps de la vie.
- La vieillesse est un tyran qui défend sous peine de la vie les plaisirs de la jeunesse.
- Les hommes savent, depuis la nuit des temps, qu’il faut des rituels très stricts et un long apprentissage pour qu’enfin, parfois, «la parole émerge du tumulte».
- La vieillesse ne me semble pas du tout le morne vestibule de la mort, mais comme les vraies grandes vacances, après le surmenage des sens, du coeur et de l’esprit que fut la vie.
- La retraite, c’était tout simplement l’arrêt tant attendu d’un esclavage relatif et moderne. C’est tout. Pas l’arrêt du plaisir. Pas celui de la vie.
- Il faut raconter barbarement un âge barbare, et prendre un coeur d’airain, mettre en saillie ce qui domine tout, la brutalité de la guerre, et son rude outil, le soldat.