Allons ! Encore quelques siècles, et on nous appellera le moyen âge. Il faut avouer que nous ne l’aurons pas volé.
Source : Les Pensées d’un Yoghi (1896)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Allons ! Encore quelques siècles, et on nous appellera le moyen âge. Il faut avouer que nous ne l’aurons pas volé.
Source : Les Pensées d’un Yoghi (1896)
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On n’est pas vieux tant que l’on cherche.
Quand on est vieux, on n’a plus la volonté de se fermer.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
Nous sommes dans un âge critique, c’est-à-dire un âge où coexistent nombre de choses incompatibles, dont les unes et les autres ne peuvent ni disparaître, ni l’emporter.
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
À vingt, trente, quarante ans, on peut encore remettre ce que l’on a à faire au lendemain mais à partir d’un certain âge, c’est provoquer le destin.
On n’a pas l’âge que donne l’état civil mais celui qu’accordent les contemporains.
C’est pour pouvoir enfin botter les fesses A ces vieillards qui nous ont dit Que nos vingt ans que notre jeunesse Etaient le plus beau temps de la vie.
Il nous fallut bien du talent Pour être vieux sans être adultes.

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