J’aurais pu donner tant d’amour et tant de force Mais tout ce que je pouvais, ça n’était pas encore assez Pas assez.

J’aurais pu donner tant d’amour et tant de force Mais tout ce que je pouvais, ça n’était pas encore assez Pas assez.

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Je m’accuse parfois d’être incapable d’aimer. Peut-être est-ce vrai mais j’ai été capable d’élire quelques êtres et de leur garder, fidèlement, le meilleur de moi, quoi qu’ils fassent.
Pour pouvoir t’aimer sans réticence, j’ai dû apprendre à m’aimer sans réserve.
J’ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C’est perdre en désirs le temps du bonheur ?
Se maintenir dans le bonheur est épuisant, alors qu’il n’y a finalement aucun effort à fournir dans la chute. Mais ça ne pouvait pas durer, je devais affronter ma vie.
J’ai tant reçu de la vie, de joie, de tendresse, de plaisir, d’amitié, de bonheur, de savoir, que ma seule angoisse est de n’avoir pas su donner assez avant de m’endormir…
J’ai éprouvé dans la suite que rien n’est plus capable d’inspirer du courage à une femme que l’intrépidité d’un homme qu’elle aime.
J’en ai assez d’être aimé pour moi-même, j’aimerais être aimé pour mon argent.
À cet âge, la vie paraissant infinie, j’aurais donné la moitié de ce qui me restait à vivre pour avoir la certitude, exprimée par un mot doux, d’être aimé.
Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple ; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces.
Ma joie de donner est morte, à force de donner ; ma vertu s’est lassée d’elle-même dans sa surabondance.

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