L’Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l’air d’une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s’en désintéressera.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l’air d’une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s’en désintéressera.
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Journal 1887-1910 (1887)
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Je suis toujours détourné de leur étude par les folles distractions. Cherche la solitude. Si ta vie est réglée, ta santé ne souffrira point de ta retraite.
Je considère la vieillesse comme une insulte. Je vais finir dans le désordre.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
C’est merveilleux la vieillesse… Dommage que ça finisse si mal.
Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
La retraite… Quel mot terrifiant !
Un jour cependant, ce faquin de marquis se permit de répliquer, en pleine étude, avec une insolence telle que je perdis toute patience.
Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier.
Habiter dans la chambre chez tes parents quand t’as dépassé la barre de tes 24 ans donne vite le sentiment que la vie s’répète. Les vieux posters sur les murs crient : Défaite !
La lecture était une retraite, un refuge contre le vacarme au-dehors.

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