Je suis toujours détourné de leur étude par les folles distractions. Cherche la solitude. Si ta vie est réglée, ta santé ne souffrira point de ta retraite.
Peintre, 1798-1863Je suis toujours détourné de leur étude par les folles distractions. Cherche la solitude. Si ta vie est réglée, ta santé ne souffrira point de ta retraite.
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Journal, 4 janvier 1824
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Ceux qui parlent sans cesse de leur santé ressemblent aux avares qui entassent toujours de l’argent, sans avoir jamais l’esprit d’en jouir.
L’Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l’air d’une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s’en désintéressera.
Je ne connais qu’une distraction dans la vieillesse : être utile. C’est sortir de soi.
Je suis parfois lassé par Plus belle la vie.
Une triste expérience me fait connaître que l’on fuit ceux à qui on a trop d’obligation.
À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
Tout est déjà usé pour eux à l’entrée même de la vie ; et leurs premières années éprouvent déjà les dégoûts et l’insipidité que la lassitude et le long usage de tout semble attacher à la vieillesse.
C’est toujours le même remords que l’on traîne toute sa vie qui s’empare de la conscience à la moindre occasion et lui gâte son plaisir. C’est une maladie sournoise qui laisse des répits trompeurs, mais qui ne quitte jamais l’organisme.
J’aurais sûrement eu une carrière différente sans eux, car la marmaille, ça vous prend beaucoup de temps, d’énergie, de fric.
La plus constante de nos occupations ne serait pas de fuir la solitude si la solitude n’était notre plus originaire et plus constante expérience.

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