Biographie courte et informations sur Khalil Gibran
Khalil Gibran a vu le jour le 6 janvier 1883 à Bcharré, au Mont-Liban alors sous domination ottomane, dans une famille maronite confrontée à la pauvreté. Après avoir quitté le Liban pour Boston en 1895 avec sa mère et ses frères et sœurs, il s’est rapidement immergé dans la vie intellectuelle américaine tout en maintenant une forte connexion à sa culture d’origine. Gibran a exploré la poésie, la parabole et la peinture, soutenu par Mary Haskell qui lui a permis de rejoindre l’Académie Julian à Paris entre 1908 et 1910. Le Prophète, recueil poétique publié à New York en 1923, s’est imposé comme un ouvrage anglophone au rayonnement considérable. Sa pensée a puisé dans le nationalisme syrien, le symbolisme et le soufisme. Gibran est décédé à New York le 10 avril 1931. Son corps a été rapatrié à Bcharré, où un musée rassemble aujourd’hui son héritage artistique.
- Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image. Alors tu me dis : «Je t’aime. » Mais en vérité, tu t’aimais en moi.
- Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu. Mais laissez l’espace entrer au sein de votre union. Et que les vents du ciel dansent entre vous.
- Les deux ne sont pas séparables. Elles arrivent ensemble, et, quand l’une d’elles s’installe seule à votre table, souvenez-vous que l’autre dort dans votre lit.
- En amitié toute pensée, tout désir, toute attente naissent et se partagent sans un mot, avec une joie secrète.
- Entre les rivages des océans et le sommet de la plus haute montagne est tracée une route secrète que vous devez absolument parcourir avant de ne faire qu’un avec les fils de la Terre.
- Si tu ne comprends pas ton ami en toutes circonstances, jamais tu ne le comprendras.
- La douleur est l’aube qui sépare le sommeil de l’éveil.
- Le charme est l’art de « oui » sans paraître empressé, et de dire « non » sans froncer les sourcils, et de faire dire aux autres « oui » et « non » en toute innocence.
- J’ai cherché la solitude parce que, jamais, je n’ai obtenu de gentillesse d’un être humain sans avoir à en payer pleinement le prix avec mon coeur.
- Il n’est de but dans l’amitié, si ce n’est l’approfondissement de l’esprit.
- Seul est grand celui qui transforme la voix du vent en un chant que son propre amour aura rendu plus doux.
- Votre ami est une réponse à vos besoins. Il est votre champ semé avec amour et moissonné en action de grâces. Il est votre table et votre foyer. Car vous venez vers lui avec votre faim, et le cherchez pour la paix.
- En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
- Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.
- Le mérite d’un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion.
- Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour.
- En vérité la soif de confort assassine la passion de l’âme et va en ricanant à son enterrement.
- Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même.
- Toute lutte dans la vie n’est que chaos qui aspire à l’ordre. La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.
- Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.
- L’amour est une île au milieu de deux solitudes.
- Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour un carcan : Qu’il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes. Remplissez, chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas la même.
- Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
- Hommes et femmes ne peuvent récolter l’amour qu’après une triste et révélatrice séparation, une amère patience et des efforts désespérés.
- Vos vêtements dissimulent une grande part de votre beauté, mais ils ne cachent pas ce qui n’est pas beau.
- La pitié n’est que justice amputée.
- Et dans la douceur de l’amitié, faites qu’il y ait place pour le rire et le partage des plaisirs.
- Du mariage : Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une entrave; qu’il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes.
- Le désir est la moitié de la vie. L’indifférence est la moitié de la mort.
- Combien généreuse est la vie pour l’homme, mais combien l’homme se tient éloigné de la vie !
- Celui qui peut mettre le doigt sur ce qui sépare le bien du mal est celui-là même qui peut toucher les pans de la toge de Dieu.
- La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né; la vie non plus.
- Si ton coeur est un volcan, comment espères-tu que fleurissent tes mains ?
- Ne croyez pas que vous pouvez diriger le cours de l’amour. Car si l’amour vous trouve dignes, lui-même guidera votre coeur.
- Je connus une seconde naissance, quand mon âme et mon corps s’aimèrent et s’épousèrent.
- La beauté est un doux murmure. Elle parle en notre esprit. Sa voix cède à nos silences comme une faible lumière qui tremble de peur devant l’ombre.
- Point de religion ni de science sans esthétique.
- Lorsque deux femmes parlent elles ne disent pas grand chose, quand une femme parle elle dit tout de la vie.
- Lorsque la main d’un homme effleure la main d’une femme, tous deux touchent à l’éternité.
- Le premier regard est le moment fugitif qui abolit devant l’âme des chroniques du temps, qui révèle à l’oeil les actions de la nuit et le travail de la conscience.
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