Citations d’Emil Cioran – Page 2

Écrivain, Philosophe, traducteur, diariste

88 citations, dont 44 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Dieu, Vie, Tristesse, Musique.

Œuvres citées : De l'inconvénient d'être né (1973), Syllogismes de l'amertume, Précis de décomposition, Le Mauvais Démiurge, Le crépuscule des pensées.

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Naissance
8 avril 1911
Décès
20 juin 1995
Nationalité
Roumaine

Les citations

  1. Donnez un but précis à la vie : elle perd instantanément son attrait.
    Source vérifiée Précis de décomposition
  2. Le pessimisme, cette cruauté des vaincus qui ne sauraient pardonner à la vie d’avoir trompé leur attente.
    Source vérifiée Précis de décomposition
  3. La vie n’est possible que par les déficiences de notre imagination et de notre mémoire.
    Source vérifiée Précis de décomposition
  4. Deux voies s’ouvrent à l’homme et à la femme : la férocité ou l’indifférence. Tout nous indique qu’ils prendront la seconde voie, qu’il n’y aura entre eux ni explication ni rupture, mais qu’ils continueront à s’éloigner l’un de l’autre.
    Source vérifiée Syllogismes de l’amertume (1952)
  5. Faire le mal est un plaisir, non une joie. La joie, seule vraie victoire sur le monde, est pure dans son essence, elle est donc irréductible au plaisir, toujours suspect et en lui-même et dans ses manifestations.
    Source vérifiée De l’inconvénient d’être né (1973)
  6. Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
    Source secondaireDe l’inconvénient d’être né (1973), partie XI, p. 223
  7. Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Œuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible.
    Source secondaireSur les cimes du désespoir (1933)
  8. La connaissance ruine l’amour : à mesure que nous pénétrons nos propres secrets, nous détestons nos semblables, précisément parce qu’ils nous ressemblent. Quand on n’a plus d’illusions sur soi, on n’en garde pas sur autrui.
    Source vérifiée Histoire et utopie
  9. Je suis le contraire d’un aventurier : tout me fait peur et tout me fatigue ici-bas ; c’est seulement au niveau de l’idée que j’ai un vague goût de l’aventure.
    Source à vérifierCahiers, 1957-1972 (1997)
  10. L’homme est sans conteste une apparition extraordinaire, mais il n’est pas une réussite.
    Source à vérifierCahiers, 1957-1972 (1997)
  11. L’art de vivre… Consiste dans l’expérience intégrale du présent.
    Source à vérifierLa tentation d’exister
  12. L’art d’aimer ? C’est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d’une anémone.
    Source à vérifierSyllogismes de l’amertume (1952)
  13. Des opinions, oui ; des convictions, non. Tel est le point de départ de la fierté intellectuelle.
    Source à vérifierAveux et anathèmes (1987)
  14. Il n’est point aisé de n’être de nulle part, quand aucune condition extérieure ne vous y contraint.
    Source à vérifierLa tentation d’exister
  15. Pouvoir souffrir seul est un grand avantage. Qu’arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l’expression ?
    Source à vérifierSur les cimes du désespoir (1934)
  16. La musique est une illusion qui rachète toutes les autres.
    Source à vérifierAveux et anathèmes (1987)
  17. Ni mon intelligence, ni mes moyens d’expression ne sont à la hauteur de ma faculté de sentir, je veux dire de mes tortures.
    Source à vérifierCahiers, 1957-1972 (1997)
  18. T. H., qui a fait quatre ans de prison, à ma question : Comment avez-vous pu supporter ? Me dit : Par l’humour. Si j’avais pris au sérieux ma situation, je n’aurais pu tenir.
    Source à vérifierCarnets 1957-1972, 17 mai 1968
  19. Si par miracle la peur de la mort disparaissait, la vie n’aurait plus aucun moyen de défense : elle serait à la merci de notre premier caprice.
    Source à vérifierCahiers, 1957-1972 (1997)
  20. Plus encore que dans le poème, c’est dans l’aphorisme que le mot est dieu.
    Source à vérifierÉcartèlement (1979)
  21. La critique est un contresens : il faut lire, non pour comprendre autrui mais pour se comprendre soi-même.
    Source à vérifierAveux et anathèmes (1987)
  22. Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
    Source à vérifierCarnets 1957-1972
  23. Toute certitude qui se retire de notre conscience la soulage au début, puis l’alourdit d’une nouvelle interrogation.
    Source à vérifierCahiers, 1957-1972 (1997)
  24. Il est question de la femme enceinte) -… Porteuse de cadavre…
    Source à vérifierDe l’inconvénient d’être né (1973)
  25. Pour moi, tout type qui ne se suicide pas, il est prostitué, dans un certain sens. Il y a des degrés de prostitution. Mais il est évident que tout acte participe du trottoir.
    Source à vérifierEntretiens (1995)
  26. La tyrannie brise ou fortifie l’individu ; la liberté l’amollit et en fait un fantoche. L’homme a plus de chances de se sauver par l’enfer que par le paradis.
    Source à vérifierAveux et anathèmes (1987)
  27. S’armer de patience, combien l’expression est juste. La patience est effectivement une arme, et qui s’en munit, rien ne saurait l’abattre.
    Source à vérifierCahiers 1957-1972
  28. Dieu a exploité tous nos complexes d’infériorité en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.
  29. Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu.
  30. Il serait difficile de considérer comme du temps perdu tous ces siècles pendant lesquels l’homme s’est épuisé à chercher une définition de Dieu.
  31. Celui qui a vécu jusqu’au bout l’orgueil de la solitude n’a plus qu’un rival : Dieu.
  32. Un croyant qui a perdu la foi, la grâce, pourrait à juste titre accuser Dieu de trahison.
  33. L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.
  34. La compassion n’engage à rien, d’où sa fréquence. Nul n’est jamais mort ici-bas de la souffrance d’autrui.
  35. La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s’y adonne que sur quelqu’un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
  36. Si le chien est le plus méprisé des animaux, c’est que l’homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est si fidèle.
  37. Objection contre la science : ce monde ne mérite pas d’être connu.
  38. Bien plus que le temps, c’est le sommeil qui est l’antidote du chagrin.
  39. Ce n’est pas par le génie mais par la souffrance, par elle seule, qu’on cesse d’être une marionnette.
  40. La poésie a, comme la vie, l’excuse de ne rien prouver.

Biographie d’Emil Cioran

Emil Cioran est un philosophe et écrivain né en 1911 en Roumanie et mort en 1995 à Paris. Il a d’abord écrit en roumain avant de passer au français en 1949 avec son livre Précis de décomposition. Sa pensée exprime un pessimisme profond. Il a vécu en France toute sa vie après 1937 sans jamais demander la nationalité française. Parmi ses œuvres majeures figurent aussi Syllogismes de l’amertume et De l’inconvénient d’être né. Il est reconnu pour son style aphoristique et son influence sur la philosophie contemporaine.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Emil Cioran de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.