Votre femme était une martyre. Nous lui serons éternellement reconnaissants. Mais ça ne vous autorise pas à chahuter son sacrifice ni à mettre en danger qui que ce soit. Nous respectons votre douleur, respectez notre combat.
ÉcrivainVotre femme était une martyre. Nous lui serons éternellement reconnaissants. Mais ça ne vous autorise pas à chahuter son sacrifice ni à mettre en danger qui que ce soit. Nous respectons votre douleur, respectez notre combat.
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L'attentat
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La fidélité pendant la vie, ce n’est rien ; mais mourir, paraître devant Dieu sans avoir trompé sa femme, quelle humiliation !
Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
Quel plus grand hommage peut-on rendre à un homme qu’on admire que de lui prendre sa femme.
Courage !
Tu es mort sans avoir eu à pleurer aucun de tes enfants et en laissant vivante l’épouse que tu aimais.
Moins nous tenons à une femme, plus sûrement nous lui plaisons, et la perdons, et corps et âme, dans l’abandon de sa raison.
Une femme garde généralement beaucoup de reconnaissance à l’amant qui a voulu la tuer.
Ainsi, pas une protestation ! De la reconnaissance au contraire ! Comme Job que la main de l’Eternel broie sans obtenir de son cœur un blasphème… Ce martyr est décourageant.
Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu’elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.
Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime.

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