Toute la nuit, j’ai cru entendre le chromosome en plus qui tournait en rond dans ma case en moins.
Humoriste, 1922-2006Toute la nuit, j’ai cru entendre le chromosome en plus qui tournait en rond dans ma case en moins.
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Matière à rire ; l'intégrale
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Me levant en ruisselant au milieu de la nuit, contaminé par l’effroi qui régnait perpétuellement entre nos murs, je réveillai un de ces deux parents. Une enfilade de coups s’ensuivait alors et tout le monde trouvait alors le sommeil.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
J’entendais déjà l’ébranlement que cause à ma maison, tous les soirs, à minuit, un locataire auquel la concierge ne tient pas à ouvrir et qui secoue, comme Samson, mais en criant, le double portail.
Fille qui pense à son amant absent, toute la nuit, dit-on, a la puce à l’oreille.
Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
À côté de son cher corps endormi, que d’heures des nuits j’ai veillé, cherchant pourquoi il voulait tant s’évader de la réalité.
J’ai souvent relu mes premiers comptes rendus et vu l’ignorance, la naïveté puérile, le cerveau peu intelligent qui, dans une pièce obscure, regardait par le trou de la serrure, la lumière éblouissante du dehors.
Ma femme s’est pendue dans la grange, une nuit que j’étais à l’espère du lièvre.
Je me sens des fourmis dans les idées Quand je rentre chez moi la nuit tombée.
La douce illusion ne sied qu’à la jeunesse ;
Et déjà l’austère Sagesse
Vient tout bas m’avertir que j’ai vu trente hivers.

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