Je me sens des fourmis dans les idées Quand je rentre chez moi la nuit tombée.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Les heures de la nuit sont lentes et funèbres. L’angoisse comme un drap mouillé colle à ma chair ; Et ma pensée, ainsi qu’un vaisseau sous l’éclair, roule, désemparée, au large des ténèbres.
Je m’endors en pensant comme chaque soir que le plus beau est à venir.
Je suis davantage du soir ou de la nuit. J’aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s’adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent.
Trop parler nuit. Le jour aussi d’ailleurs.
Il y a quelque chose de doux dans le mouvement des obsessions quand elles partent vers le large. Elles cessent de vous importuner nuit et jour. Ce n’est ni une capitulation ni un abandon. Elles attendent leur heure.
C’est une chose étrange que l’absence. Elle contient tout autant d’infini que la présence. J’ai appris cela dans l’attente, j’ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c’est si beau d’attendre celle que l’on aime.
Lorsque nous appelons les réflexions, elles nous fuient ; et quand nous voulons les chasser, elles nous obsèdent, et tiennent malgré nous nos yeux ouverts pendant la nuit.
J’aime humer les choses, regarder les choses, et il m’arrive de rester toute la nuit debout, à marcher, et de regarder le soleil se lever.
Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
Comme une pollution nocturne, le rêve érotique témoigne de la passion rêvée.

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