Il suffit parfois d’un regard, d’une présence, d’un geste, pour que naisse l’amitié, par-delà les différences qui nous retiennent et nous effraient; il suffit d’une main tendue pour que s’imprime la mémoire d’un visage que jamais le temps n’effacera.
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- L’appréciation, la satisfaction, l’amitié même que les gens peuvent témoigner à une vulgaire tasse de café, c’est pas croyable.
- Un ami nous comprend au-delà des apparences. Il nous rend justice en toute occasion. Il nous aide à aller, au risque de se perdre, où notre destin nous appelle.
- Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s’attache à l’espérance.
- Amitié ou amour, il ne faut pas s’entendre sur l’essentiel, soit qu’on craigne d’en venir aux mains, soit qu’on redoute de s’ennuyer.
- L’amitié, comme l’amour, demande beaucoup d’efforts, d’attention, de constance, elle exige surtout de savoir offrir ce que l’on a de plus cher dans la vie : du temps !
- Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
- L’amitié a donc toujours été pour moi une façon de me rapprocher des autres de manière désintéressée, sans rien attendre en échange. Cela suppose bien sûr de connaître la valeur du don et ses limites.
- Nous pouvons aimer celui qui ne nous aime pas, qui nous maltraite. L’amitié, au contraire, s’édifie petit à petit sur le terrain solide de la connaissance, de la confiance attestée.
- Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.
- Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d’analyser les émotions d’une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J’ai appris cette leçon à force d’essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
- L’apéro, c’est le moment où on fait connaissance. On s’installe sur son quant-à-soi, le verre à la main pour garnir, les canapés sur la table pour meubler, on parle parfois de tout, souvent de rien, on s’informe, on s’intéresse.
- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
- Le propre de l’amour est de voir les personnes et les choses autrement qu’elles ne sont en réalité. C’est un désir qui ne s’assouvit jamais, bien qu’il n’est pas toujours une chose sensuelle; il est la folie ou la poésie de l’amitié.
- Le fait même de percevoir, de porter attention, est du genre sélectif : chaque attention, chaque fixation de notre conscience, comporte une omission délibérée de ce qui ne nous intéresse pas.
- L’individuation n’a d’autre but que de libérer le Soi, d’une part des fausses enveloppes de la persona, et d’autre part de la force suggestive des images inconscientes.