Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s’attache à l’espérance.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s’attache à l’espérance.
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Premières Poésies (1852), Namouna, 40
Plus mes petits talents gardent de leur fraîcheur. C’est la satiété qui calcule et qui pense.Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance Le souvenir souffrant s’attache à l’espérance, Comme un enfant malade aux lèvres de sa sœur. L’esprit n’y voit pas clair avec les yeux du cœur.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Les déceptions de l’amitié se guérissent par l’indifférence ; celles de l’amour par l’oubli.
Premièrement, quelle réserve est compatible avec l’amitié qui règne entre nous ? N’est-ce pas aggraver ses chagrins à pure perte que s’ôter la douceur de les partager avec un ami ?
L’espérance et le souvenir ont le même charme et le même prestige : c’est l’éloignement.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Pour animer le sentiment, rien n’est plus sûr qu’une caresse : Douce caresse est un aimant Pour l’amitié, pour la tendresse.
Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu’on oublie pour moins souffrir.
Un cœur épuisé de douleur a besoin d’amitié.
L’amitié donne son lustre à la prospérité, et soulage en partageant les fardeaux de l’adversité.
L’amitié, c’est ce qui nous aide à mettre nos espoirs en action et nos rêves en pratique.
L’espérance, Bernanos disait qu’elle n’était que le désespoir surmonté, est un combat qui exige du cœur et de l’imagination.

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