Le Roman est une Mort ; Il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile, et de la durée un temps dirigé et significatif.
Écrivain, 1915-1980Le Roman est une Mort ; Il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile, et de la durée un temps dirigé et significatif.
Écrivain, 1915-1980Partager sur
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Le Degré zéro de l'écriture. Suivi de: Éléments de sémiologie
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Soulageons maintenant les Romains de leurs craintes par la mort d’un vieillard faible.
La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme, celle de l’éternité !
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
Voir Naples et puis mourir, dit le proverbe italien ; et nulle part la vie et la mort ne sont mises dans une si brusque et si prochaine opposition.
Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n’y a pas de déchets.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d’être en vie.
Le Christ est mort pour nos péchés. Nous devons donc en commettre un de temps en temps. Sinon, il serait mort pour rien.
La mort fut de tout temps l’asile de la gloire.

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