On ne remerciera jamais assez les hommes qui ont décidé de devenir prêtres, de sacrifier beaucoup pour apporter aux autres une certaine forme d’amour et qui y sont parvenus à force de sagesse, d’humanisme et d’un sens profond de la philosophie chrétienne.
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- L’amour abstrait c’est le don de soi, la recherche d’un sacrifice basé, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sur un égoïsme farouche.
- Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C’est donc à chacun de la résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s’enseigne pas. A chacun de se connaître lui-même, c’est-à-dire de savoir ce qu’il vaut, ce dont il est capable pour trouver ce qui lui convient.
- Personne n’acquiert le génie; c’est un don de Dieu. Mais on peut acquérir la patience, le courage, la sagesse, la compréhension.
- Il n’y a pas assez de sagesse ou assez de vertu dans ceux de nos jugements et de nos sentiments où il n’y a pas assez de patience.
- L’histoire nous apprend que les hommes et les nations adoptent la sagesse une fois qu’ils ont épuisés toutes les autres alternatives.
- Le culte de Dieu est de rendre honneur à ses dons dans d’autres hommes, à chacun selon son génie, aux plus grands le meilleur amour. Envier ou calomnier les grands hommes, c’est haïr Dieu, car il n’est pas d’autre Dieu.
- Votre dieu chrétien de miséricorde donne aux hommes la licence de donner libre cours à leur cupidité, à leur soif de sang et de conquête, sachant que quelques prières et un peu de pénitence leur apporteront pardon et bénédiction.
- Aimer comme Jésus signifie servir et donner sa vie. Servir, c’est-à-dire ne pas faire passer ses propres intérêts en premier, combattre l’indifférence, partager les dons que Dieu nous a donnés. Donner la vie, c’est sortir de l’égoïsme pour faire de l’existence un don.
- Certes, il ne manque pas, dans les fastes chrétiens, de saints au coeur plus ferme qui n’hésitèrent jamais à fouler intrépidement aux pieds leurs affections et celles des autres.
- Les maris ont toujours quelque chose à se faire pardonner. Je ne connais aucune de mes paroissiennes qui n’ait à se plaindre de quelque anicroche dans son couple. C’est voulu. Dieu a créé les hommes ainsi.
- J’ai remarqué qu’il fallait remercier les hommes le moins possible parce que la reconnaissance qu’on leur témoigne les persuade aisément qu’ils en font trop.
- Ce qui fait le jésuite, c’est qu’ayant pesé les moyens extérieurs de persuader, éducation, imitation, opinion unanime, il les juge suffisants, par un profond mépris de la sagesse individuelle, qui examine sans fin et ne fait rien.
- Nul ne mérite d’être loué de bonté, s’il n’a pas la force d’être méchant : toute autre bonté n’est le plus souvent qu’une paresse ou une impuissance de la volonté.
- C’est la foi qui pousse les hommes à faire des guerres. S’il n’y avait pas cette foutue croyance dans la vie éternelle les hommes n’iraient pas à la boucherie avec une telle conviction !
- Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l’homme soit seul, mais il n’est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.