Un printemps meurt, en vient un autre Et tout change, et tout est pareil Le bonheur n’est pas le nôtre Pas plus que le soleil Écoute, écoute dans le monde Cet orchestre de coeurs battants De partout ils se répondent Depuis combien de temps ?
Image : Un printemps meurt, en vient un...

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- Ne sois pas déçu en surestimant le bonheur dans le mariage. Souviens-toi des rossignols qui chantent seulement dans les mois du printemps, mais sont généralement silencieux lorsqu’ils ont pondu.
- Le printemps naît chaque fois que rit une jeune fille et meurt chaque fois que pleure un enfant.
- Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps.
- Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose; on redoute l’hiver.
- La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
- Ah ! Qu’au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte Et de courroux, qui pousse le plus sage à s’emporter Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, quand, comme une fumée, il monte dans le coeur de l’homme.
- Jeunes amours, si vite épanouies, vous êtes l’aube et le matin du coeur. Charmez l’enfant, extases inouïes ! Et quand le soir vient avec la douleur, charmez encor nos âmes éblouies, jeunes amours, si vite épanouies !
- Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... Dans votre immense sagesse Immense ferveur Faites donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos coeurs Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour Règne l’amour Jusqu’à la fin des jours.
- Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
- Dans la grisaille du présent, nous attendons un jour nouveau, une vie nouvelle, un printemps nouveau, une rédemption, un rachat, une revanche, une révolte.
- Le soleil est bon, la pluie est bonne, tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est qu’une suite de bonheurs. Même les peines, même les douleurs, même la fatigue, tout cela a une saveur de vie.
- Nos histoires se vengent bien de nous. Nous ne savons pas tout de suite que l’amour meurt comme une saison. Ce printemps-ci est plus fulgurant que tous les printemps passés de ce pays.
- Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
- Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : le jour qui n’est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
- Le printemps est venu : comment, nul ne l’a su.