Je suis en pourparlers avec la mort, je pèse ses propositions.
Écrivain, 1868-1955Je suis en pourparlers avec la mort, je pèse ses propositions.
Écrivain, 1868-1955Partager sur
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Journal, Volume I, 1904-1932
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Je pense souvent à la mort.
Aimer, la meilleure préparation à la mort.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l’heure et le moyen.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort.
Commencer l’homme par sa mort, c’est ma tendresse…
Peut-être qu’il est doux d’être mort. Il ne l’est pas assurément de mourir.
La mort, c’est tellement obligatoire que c’est presque une formalité.

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