Le plus important, ce n’est pas de donner 10 euros dans la rue. C’est de regarder celui qui souffre avec un sourire pour qu’il voie qu’on l’a vu, lui qui est invisible.
Image : Le plus important, ce n’est pas...

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- Etre étranger, c’est sourire et opiner du chef, c’est lire sur les lèvres, juste pour le plaisir de s’assurer que ça ne change strictement rien. Etre étranger, c’est être sous l’eau quand d’autres vous parlent à la surface, les sons pénètrent, mais pas le.
- C’est rusticité que de donner de mauvaise grâce : le plus fort et le plus pénible est de donner : que coûte-t-il d’y ajouter un sourire ?
- Ne te trompe pas sur ta souffrance. Les seuls hommes qui souffrent sont les invalides. Car ce dont ils souffrent, c’est du membre qui leur manque.
- L’ami vrai, ce n’est pas celui qui sait se pencher avec pitié sur notre souffrance, c’est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur.
- Les gens ne comptent que leur malheur; leur bonheur, ils ne le comptent jamais. S’ils le comptaient comme il faut, ils comprendraient que chacun a sa part en réserve.
- Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l’ennui, et qui préfère, s’il le faut, converser avec des sots plutôt qu’avec lui-même !
- Je sais, par expérience, qu’il vaut mieux ne pas les regarder (les victimes). Il est plus facile de tuer ce qu’on ne connaît pas.
- Montrez-moi quelqu’un qui n’a pas d’égo, et je vous montrerai un perdant. Avoir un égo sain, ou une haute opinion de soi, c’est un vrai truc positif dans la vie !
- Vous n’avez pas du tout la figure ni les airs d’un ci-devant-derrière, mais j’aime mieux vous prévenir que je ne saurai pas montrer ma gratitude dans le cas où vos moeurs ne seraient pas d’accord avec ces apparences !
- Du bien, du poli, de l’humain, un sourire et j’explose. Je trouve la route, besoin de merde d’impolitesse, pour trouver au-delà de l’évidence, le chagrin, le pardon...
- On s’arrête à une pompe alors que l’on a même pas besoin d’essence, on rencontre quelqu’un et la vie déraille. Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer.
- La seule conscience que nous pouvons avoir du temps qui passe réside dans ce réveil douloureux qui nous fait découvrir un jour un étranger devant le miroir.
- Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
- C’est rudement commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.
- Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie.