La seule conscience que nous pouvons avoir du temps qui passe réside dans ce réveil douloureux qui nous fait découvrir un jour un étranger devant le miroir.
Image : La seule conscience que nous pouvons...

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- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
- Voilà le miroir où la nature nous présente ce que l’avenir nous préserve après la mort. Y voit-on apparaître quelque image horrible, quelque sujet de deuil ? N’est-ce pas un état plus paisible que n’importe quel sommeil ?
- Pour moi, la vie peut bien demeurer solitaire. De ceux à qui j’ai été le plus attaché, je n’ai rien saisi de plus que des images dans un miroir.
- Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
- Un miroir à nos yeux distraits - Vient-il offrir notre grimace ? - Il ne faut pas briser la glace, - Mais, s’il se peut, changer nos traits.
- Cette heure du soir, qui pour les croyants est celle de l’examen de conscience, cette heure est dure pour le prisonnier ou l’exilé qui n’ont à examiner que du vide.
- Le monde visible n’est que le miroir de la volonté.
- Les yeux sont le miroir de l’âme, ils sont aussi notre fenêtre sur l’horreur de ce monde.
- Ne couvrez pas de voiles sinistres tout ce qui brille. Scrutez le miroir pour découvrir le fantôme qui s’y cache.
- C’est la métamorphose. Un matin on se lève et on comprend que dans le silence et la discrétion - on est devenu quelqu’un d’autre.
- Le sommeil est dans la vie le seul monde à nous, car la veille nous plonge dans l’illusion commune, dans l’océan de ce qu’on nomme réalité.
- C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
- L’orgueil est un miroir devant lequel nous faisons passer nos actions et celles des autres. Nous avons soin de ternir la glace, quand nous craignons de la trouver trop fidèle.
- L’étranger, c’est votre miroir qui le renvoie.