Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encore Que vous accepterez un cœur qui vous adore ? En combattant pour vous, me sera-t-il permis De ne vous point compter parmi mes ennemis ?
Poète, 1639-1699Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encore Que vous accepterez un cœur qui vous adore ? En combattant pour vous, me sera-t-il permis De ne vous point compter parmi mes ennemis ?
Poète, 1639-1699Partager sur
Source vérifiée
Andromaque (1667), acte I
… Mais, parmi ces périls où je cours pour vous plaire, Me refuserez-vous un regard moins sévère? Haï de tous les Grecs, pressé de tous côtés, Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés?Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encore Que vous accepterez un cœur qui vous adore? En combattant pour vous, me sera-t-il permis De ne vous point compter parmi mes ennemis?
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De mon pouvoir sur moi je viens de me convaincre, quand on se combat bien l’on est sûr de se vaincre. Mon cœur, où plus de feux viennent de s’allumer Renonce à votre cœur mais non à vous aimer.
Viens, mon adorable moitié, je t’attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t’adore, celle qui t’aime, et qui ne vit que pour toi.
Ah ! Je te reconnais bien là, et je n’espérais pas Pouvoir fléchir ce cœur de fer qui loge en ta poitrine, mais crains que je n’attire le courroux du ciel sur toi.
Pour ma part, quelles que soient ma place et les circonstances, je continuerai à vous servir » et « nul ne saura déraciner mon cœur.
Gardez-vous bien de donner votre amour à qui ne vous donne rien, de confier votre cœur à qui semble se divertir à le maltraiter.
Ce cœur devrait cesser d’aimer lui-même Voyant pour lui les autres se fermer, mais s’il n’est plus possible que l’on m’aime, ah ! Qu’on me laisse aimer !
Ah ! Seigneur ! Donnez-moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût !
Avez-vous sur mon cœur quelque empire à prétendre ? Et pour régler mes vœux, ai-je votre ordre à prendre ?
Tu seras aimé, le jour ou tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force.
Je t’aime pour ta sagesse qui n’est pas la mienne. Pour la santé. Je t’aime contre tout ce qui n’est qu’illusion. Pour ce cœur immortel que je ne détiens pas.

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