La mort violente est le fondement de la civilisation, du contrat social, de n’importe quel pacte. C’est la seule certitude.
1893-1945La mort violente est le fondement de la civilisation, du contrat social, de n’importe quel pacte. C’est la seule certitude.
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Ni dans le cœur des individus ni dans les mœurs des sociétés, il n’y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi.
Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
La mort unit les êtres, soude les villages. On l’aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
Lorsqu’on condamne un rebelle à mort, c’est tout un clan qu’il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays.
N’est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
L’assassinat ne tue que l’individu ; le manque d’orthodoxie menace bien autre chose que la vie : il frappe la Société même.
Jusqu’à la fin des temps, le meurtre engendrera le meurtre, toujours au nom du Droit, de la Justice, de l’Honneur et de la Paix, jusqu’à ce qu’enfin la soif des Dieux soit rassasiée et qu’ils créent alors une race qui comprenne.
La mort n’est qu’un instant de la vie, pareil à tous les autres, et son seul mérite est d’être le dernier.
L’abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
La force naît par violence et meurt par liberté.

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