La mort violente est le fondement de la civilisation, du contrat social, de n’importe quel pacte. C’est la seule certitude.
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- Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu’elle pense de la mort.
- La civilisation implique qu’on se souvienne des morts, mais il faut laisser chacun construire avec eux son propre rapport.
- La seule hygiène de vie qui vaille, c’est l’excès, l’extrême. C’est se consumer avec panache en donnant tout de soi parce que cette Grande Guerre de Civilisation, cette boucherie du Vieux Monde nous tuera tous, sans discernement.
- Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix.
- L’abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
- L’assassinat ne tue que l’individu; le manque d’orthodoxie menace bien autre chose que la vie : il frappe la Société même.
- La mort unie les êtres, soude les villages. On l’aime pour cela. Sa menace rapproche les hommes. La mort, vous le voyez, est la pire ennemie de la solitude.
- Jusqu’à la fin des temps, le meurtre engendrera le meurtre, toujours au nom du Droit, de la Justice, de l’Honneur et de la Paix, jusqu’à ce qu’enfin la soif des Dieux soit rassasiée et qu’ils créent alors une race qui comprenne.
- Lorsqu’on condamne un rebelle à mort, c’est tout un clan qu’il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays.
- Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
- Je ne crois pas qu’il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n’arrêtez pas la mort d’une civilisation.
- Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d’éviter la fin de la civilisation et d’assumer l’avenir de l’humanité.
- N’est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
- La mort n’est rien. Ce qui importe, c’est l’injustice.
- Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue.